L'absence d'André Onana de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 et des FIFA Séries en Australie continue de faire des vagues. L'ancien sélectionneur des Lions Indomptables, Marc Brys, a publiquement accusé Samuel Eto'o, président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), d'être derrière cette mise à l'écart.
Selon Brys, le gardien de but de Trabzonspor paierait son opposition à Samuel Eto'o. Cette rivalité, selon l'ancien sélectionneur, ne relèverait pas de simples critères sportifs, mais d'un véritable bras de fer institutionnel. Brys décrit un gâchis footballistique, défendant le style de jeu audacieux d'Onana, tout en soulignant ses performances solides en Turquie.
"Eto'o a écarté des joueurs importants, des leaders, parce que visiblement c'est lui qui a fait la liste", a déclaré Brys à Afrik Foot. Il s'étonne de la décision de se passer d'un gardien de classe mondiale et de Vincent Aboubakar pour une compétition d'une telle envergure. Brys a ajouté : "Ce sont des joueurs avec du caractère, qui ne se plient pas au président".
La situation est d'autant plus complexe que Marc Brys conteste son propre limogeage de son poste d'entraîneur. Il affirme être toujours sous contrat avec la FECAFOOT jusqu'en septembre 2026, n'ayant reçu aucune communication officielle du ministère des Sports. Brys a même dévoilé une liste de joueurs pour la prochaine CAN 2025, incluant André Onana, défiant ainsi ouvertement Samuel Eto'o.
Les relations entre Onana et Eto'o se seraient détériorées depuis la Coupe du Monde 2022 au Qatar, où le gardien avait été renvoyé pour des raisons disciplinaires. Bien qu'Onana soit revenu en sélection par la suite, la tension entre les deux hommes serait restée palpable. Eto'o, de son côté, a déclaré qu'il n'avait pas de problème avec Onana, tout en insinuant que le joueur était responsable de sa propre exclusion.
Cette crise intervient à un moment délicat pour le football camerounais, déjà sous surveillance en raison de problèmes de gouvernance. L'absence d'Onana pourrait dissuader d'autres talents de s'engager pleinement en sélection, tandis que la FIFA pourrait intervenir si les conflits persistent.
En attendant, André Onana continue d'évoluer avec Trabzonspor, loin des projecteurs de la sélection nationale. Le Cameroun, quant à lui, doit se préparer pour les prochaines échéances sans son gardien numéro un, dans un climat de tensions et d'incertitudes. L'avenir du football camerounais dépendra de la capacité des différentes parties à dépasser leurs différends et à privilégier l'intérêt supérieur de l'équipe nationale.
La question de la gestion du football camerounais est plus que jamais au centre des débats, avec des accusations de favoritisme et de règlement de comptes. Le Cameroun risque de compromettre ses chances de succès futur si ces querelles intestines ne sont pas résolues.
Combien de talents les Lions Indomptables peuvent-ils encore se permettre de sacrifier ?