Face à l'escalade du conflit entre l'Iran, Israël et les États-Unis, le gouvernement camerounais a exhorté ses citoyens résidant au Proche et au Moyen-Orient à la vigilance et à la prudence. Le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a souligné l'importance pour les Camerounais de respecter scrupuleusement les mesures de sécurité préventives mises en place par les autorités locales.
Depuis le 28 février 2026, les tensions se sont intensifiées, avec des frappes initiales d'Israël visant des sites en Iran, notamment Téhéran, Ispahan, Qom, Karaj et Kermanshah. Les États-Unis ont également mené des frappes contre l'Iran. En réponse, l'Iran a riposté en ciblant des bases militaires américaines dans plusieurs pays du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar et l'Arabie saoudite.
Le ministre Mbella Mbella a insisté sur la nécessité pour les Camerounais de faire preuve de retenue et de calme, tout en maintenant un contact régulier avec les représentations diplomatiques et consulaires du Cameroun dans leurs pays de résidence. Il a également rappelé que ces représentations sont disponibles pour offrir refuge et assistance en cas de besoin.
Les réactions internationales face à ce conflit ont été nombreuses, avec des condamnations des violences et des appels à la désescalade. La situation a entraîné une augmentation de l'insécurité et des perturbations économiques, notamment la fermeture d'espaces aériens et de voies maritimes. L'Union africaine a également appelé à la retenue et à un dialogue urgent, soulignant les implications potentielles pour les marchés de l'énergie, la sécurité alimentaire et la résilience économique en Afrique.
Le Cameroun, à l'instar d'autres nations africaines, se trouve dans une position délicate, cherchant à protéger ses intérêts tout en naviguant dans un contexte géopolitique complexe. Certains pays africains ont condamné les frappes israéliennes, tandis que d'autres, comme le Cameroun, ont adopté une approche plus neutre, privilégiant leurs liens diplomatiques et économiques avec Israël. Cette neutralité pourrait être motivée par la volonté de maintenir des relations stratégiques avec Tel Aviv, tout en évitant des tensions diplomatiques avec d'autres alliés au Moyen-Orient.