Le concours de la Gendarmerie nationale camerounaise pour l'année 2026 a attiré un nombre impressionnant de candidats. Environ 30 000 jeunes Camerounais ont participé aux épreuves écrites qui se sont déroulées les 28 février et 1er mars à travers le pays. Pour cette session, seulement 3 340 places sont disponibles, ce qui rend la compétition particulièrement intense.
À Yaoundé, comme dans les autres centres d'examen, des milliers de candidats se sont présentés pour tenter de décrocher une place au sein de la Gendarmerie nationale. Les épreuves se sont déroulées sous la supervision du Colonel Viorong Emillienne, Inspecteur n°4 à l’Inspection générale. Les candidats ont été répartis dans trois établissements de la ville : le Lycée Leclerc, le Lycée de Ngoa Ekellé et le Lycée Bilingue d’Application de Yaoundé.
Les épreuves écrites ont porté sur la culture générale, les mathématiques et l'anglais. Les candidats au poste de sous-officier ont également dû composer une dissertation, tandis que les aspirants gendarmes ont été évalués sur leurs compétences en rédaction. Seuls les candidats ayant réussi cette première phase seront convoqués pour des visites médicales approfondies, une étape cruciale dans le processus de sélection.
La Gendarmerie nationale joue un rôle essentiel dans le maintien de la sécurité et de l'ordre public au Cameroun. Ses missions se répartissent entre la police administrative (30 %), la police judiciaire (environ 50 %) et les missions militaires. La Gendarmerie est impliquée dans diverses opérations de maintien de la paix sous mandat de l'ONU, notamment en République centrafricaine (MINUSCA) et en République démocratique du Congo (MINUSCO).
L'engouement massif pour ce concours témoigne de l'attrait des jeunes Camerounais pour les métiers de la défense et de la sécurité. La rigueur de la sélection confirme l'importance accordée à la qualité du recrutement pour assurer l'efficacité des forces de l'ordre.
Créée le 1er avril 1960, la Gendarmerie nationale camerounaise est issue de la fusion des auxiliaires de la gendarmerie française et des forces locales de la Garde camerounaise. Elle est placée sous l'autorité du Ministère de la Défense.
Avec 30 000 candidats pour seulement 3 340 places, le concours de la Gendarmerie 2026 s'annonce particulièrement sélectif.