L'affaire Martinez Zogo, du nom de ce journaliste assassiné, continue de susciter des réactions quant à la lenteur de son traitement judiciaire. L'avocat Claude Assira a exprimé ses préoccupations face à ce qu'il perçoit comme un manque d'avancée significative dans le déroulement du procès.
Invité sur Canal 2 International, lors de l'émission Canal Presse, Claude Assira a partagé son analyse critique de la situation. Selon lui, l'organisation actuelle des audiences contribue à un ralentissement du processus judiciaire, alimentant ainsi une frustration grandissante autour de cette affaire très médiatisée.
« Alors, malheureusement, je crains que la manière dont les choses ont été prévues et se déroulent ne soit qu’une mise en œuvre d’une stratégie visant, de mon point de vue, à faire durer inutilement et abusivement le procès », a déclaré Claude Assira. Il a pointé du doigt la répétition de témoignages et la citation de nombreux intervenants qui, selon lui, apportent peu de substance aux débats.
L'avocat a souligné que le nombre élevé de témoins cités, avec parfois seulement un ou deux entendus par audience, contribue à la stagnation du procès. « Vous voyez bien qu’à ce rythme, le procès n’avance pas », a-t-il déploré, exprimant son sentiment que le public a l'illusion d'une progression alors que la réalité est celle d'un piétinement.
Maître Claude Assira, qui défend les intérêts de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) dans cette affaire, avait déjà exprimé en février son opinion selon laquelle l'implication de la DGRE relevait d'un « petit groupe de personnes » plutôt que d'une action d'État. En attendant, le corps de Martinez Zogo reste sous scellés à la morgue.