Les banques commerciales de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA) montrent un appétit croissant pour les liquidités fournies par la BEAC, l'institut d'émission de ces six pays. Lors d'une opération d'injection de liquidités dans le circuit bancaire le 17 mars 2026, la demande a dépassé les 400 milliards de FCFA, surpassant l'offre de 350 milliards de la BEAC.
Cette augmentation de la demande de liquidités bancaires reflète généralement une hausse de la demande de crédits par les acteurs économiques. Les banquiers expliquent que le recours à la banque centrale se justifie lorsque les demandes de prêts des clients excèdent les fonds disponibles.
Bien qu'en progression, la demande actuelle reste inférieure aux pics observés à partir de septembre 2025, où elle avait atteint 650 milliards de FCFA, puis 700 et 800 milliards en octobre. Face à cette situation, la BEAC avait augmenté son offre pour répondre à la demande.
Cependant, depuis le début de 2025, cette forte demande s'est progressivement atténuée, incitant la BEAC à réduire son offre, qui a culminé à 350 milliards de FCFA lors de l'opération du 17 mars 2026. En février 2026, la BEAC avait déjà lancé une opération d'injection de liquidités de 500 milliards de FCFA sur le marché monétaire.
En 2024, près de la moitié des actifs de trésorerie des banques (48,8 %) étaient investis dans des titres publics. Les banques privilégient ces titres, notamment les bons du Trésor, pour leur rentabilité et leur facilité de gestion, ce qui contribue à la rentabilité du secteur bancaire dans la région. En 2024, le bénéfice net global du secteur a augmenté de 13 %, soutenu par une hausse de 9 % du produit net bancaire.