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Cameroun : Vers les élections de 2026, limogeage d'un chef de la police et lutte contre le VIH

Le Cameroun en 2026 : élections à venir, limogeage d'un chef de la police pour détournement de drogue, et efforts continus dans la lutte contre le VIH sous l'impulsion de Chantal Biya.

Cameroun : Vers les élections de 2026, limogeage d'un chef de la police et lutte contre le VIH
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Au Cameroun, l'année 2026 est marquée par des enjeux politiques et sociaux importants. Les prochaines élections législatives et municipales suscitent des débats passionnés, tandis que des affaires de corruption au sein de la police font surface et que la lutte contre le VIH continue de mobiliser les acteurs de la santé.

Joseph Emmanuel Ateba, Secrétaire national à la communication du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), considère les prochaines élections législatives et municipales comme une « ultime opportunité » pour renverser le régime de Paul Biya par les urnes. Ces élections devraient se tenir courant 2026, bien qu'un léger report ait été évoqué par le président Biya.

Dans un autre registre, le commissaire divisionnaire Oumarou, chef de la division régionale de la police judiciaire (DRPJ) du Littoral, a été limogé de ses fonctions. Il est soupçonné de détournement d’une cargaison de drogue saisie à Douala, d'une valeur estimée à 600 millions de FCFA. La drogue aurait disparu alors qu'elle était censée être détruite. Le commissaire divisionnaire Alain Camille Nguen Sany a été nommé chef intérimaire de la police judiciaire du Littoral le 25 février 2025.

Parallèlement, la lutte contre le VIH reste une priorité. Sous l'impulsion de la première dame, Chantal Biya, l'ONG Synergies Africaines a organisé une réunion à Ngaoundéré pour la pérennisation du projet PETVISIDAME, visant l'élimination de la transmission mère-enfant du VIH. Les interventions menées entre 2020 et 2025 affichent des résultats encourageants, avec 98 % des femmes enceintes séropositives sous traitement et un taux de transmission résiduel de 0,45 % chez les nourrissons. Le ministre de la santé publique, Malachie Manaouda, a appelé à une remobilisation face aux menaces liées à la suspension des subventions américaines pour la lutte contre le VIH. En 2024, environ 2 millions de Camerounais ont été testés positifs au VIH, et plus de 499 000 sont sous traitement antirétroviral.

Ces événements récents soulignent les défis auxquels le Cameroun est confronté en 2026, allant des enjeux politiques aux problèmes de corruption et aux impératifs de santé publique.

Source : actucameroun.info