Un conflit foncier a coûté la vie à une femme de 73 ans à Mbankomo, localité située à une trentaine de kilomètres de Yaoundé, dans la région du Centre. La victime a été abattue en pleine querelle entre deux familles qui se disputaient la propriété d'un terrain.
Les tensions entre les familles étaient connues dans le quartier, mais personne n'avait anticipé une telle escalade de violence. La victime, décrite comme une vieille dame sans défense, a tragiquement payé de sa vie un différend qui aurait dû être résolu par les autorités compétentes.
Les conflits fonciers demeurent une cause majeure de violence communautaire au Cameroun. En 2023, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL) avait signalé une augmentation inquiétante de ces litiges, en particulier dans les zones périurbaines autour de Yaoundé. Cette situation met en lumière les défis persistants liés à la gestion foncière et à la résolution des conflits au Cameroun.
Plusieurs facteurs contribuent à ces conflits, notamment la complexité du système foncier camerounais, qui combine droit coutumier et droit écrit. Cette dualité crée souvent des ambiguïtés et des litiges quant à la propriété et aux droits d'usage des terres. L'histoire coloniale a également laissé des traces, avec des politiques administratives qui ont perturbé les frontières inter-villages et exacerbé les tensions.
Face à cette situation, des voix s'élèvent pour réclamer des réformes foncières responsables et inclusives. Des parlementaires ont plaidé en faveur d'une harmonisation des processus administratifs et d'une meilleure gouvernance foncière, afin de garantir la satisfaction et le bonheur des populations. La médiation est également proposée comme une alternative pacifique au contentieux judiciaire, favorisant le dialogue et la coopération entre les parties.
La recrudescence des conflits fonciers souligne l'importance cruciale d'une gestion équitable et transparente des terres au Cameroun. Assurer la sécurité foncière et l'accès à la justice pour tous est un impératif pour prévenir la violence et promouvoir le développement durable.
La complexité des conflits fonciers au Cameroun nécessite une approche globale impliquant les autorités, les communautés et les acteurs de la société civile. Renforcer les mécanismes de résolution des conflits, améliorer la gouvernance foncière et promouvoir le dialogue sont autant d'étapes essentielles pour instaurer une paix durable et un développement harmonieux.