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Cameroun : Pas de révision constitutionnelle en cours, mais des élections reportées

Malgré les rumeurs, aucune révision constitutionnelle n'est en cours au Cameroun. Le parlement se concentre sur le report des élections législatives, justifié par des contraintes financières et la néc

Cameroun : Pas de révision constitutionnelle en cours, mais des élections reportées
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Alors que la session parlementaire de mars bat son plein, les rumeurs d'une révision constitutionnelle imminente au Cameroun persistent, bien qu'aucune procédure officielle n'ait été enclenchée. Ces spéculations, alimentées par des extraits de textes non officiels circulant en ligne, suggèrent des changements potentiels tels que la création d'un poste de vice-président et la réduction du mandat présidentiel à cinq ans renouvelable une fois.

Cependant, les sources officielles restent muettes sur le sujet. Aucune initiative de révision n'a été signalée ni par la présidence, ni par le parlement, ni par aucune autre institution habilitée. L'attention du parlement est actuellement focalisée sur le projet de loi portant prorogation du mandat des députés à l'Assemblée nationale.

Cette prolongation suscite des débats, certains y voyant une manœuvre politique. Initialement prévues pour le 10 mars 2025, les élections ont déjà été reportées une première fois. La nouvelle proposition vise à étendre le mandat des députés jusqu'au 20 décembre 2026, afin de synchroniser les élections législatives et municipales.

Le gouvernement justifie ce report par des contraintes financières et la nécessité d'une meilleure préparation des élections. L'article 15(4) de la Constitution de 1996 autorise une telle prolongation en cas de crise grave ou de circonstances exceptionnelles, après consultation des institutions clés de l'État.

L'annonce de ce report a suscité des réactions mitigées. Si certains mettent en avant la rationalité économique de la mesure, d'autres s'inquiètent d'une potentielle érosion des principes démocratiques et d'une normalisation des extensions de mandats. Un observateur a qualifié ce projet de loi de « test de notre engagement envers la démocratie ».

En attendant, le parlement camerounais reste concentré sur son agenda législatif, avec en point d'orgue l'organisation de la 51e session plénière de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) en juillet 2026.

La session parlementaire actuelle doit durer 30 jours, laissant potentiellement du temps pour l'examen d'autres projets de loi.

Source : fr.journalducameroun.com