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Cameroun : Me Emmanuel du MRC critique la nomination du vice-président, une réforme qui suscite la controverse

Le militant du MRC, Me Emmanuel, critique la nomination du vice-président au Cameroun, estimant qu'elle prive les citoyens de leur droit de choisir leur dirigeant. Une réforme controversée au cœur des

Cameroun : Me Emmanuel du MRC critique la nomination du vice-président, une réforme qui suscite la controverse
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Depuis le 4 avril 2026, le Cameroun est au centre d'un débat passionné concernant le rétablissement du poste de vice-président. L'Assemblée nationale a approuvé le projet de loi avec une majorité de 200 voix, mais la méthode de nomination du vice-président suscite de vives critiques.

Me Emmanuel Simh, figure du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), s'oppose fermement à cette réforme. Il remet en question la légitimité d'un vice-président nommé plutôt qu'élu, soulignant que cette approche prive le peuple camerounais de son droit de choisir son futur dirigeant. Il s'interroge sur la capacité d'une personne désignée à remplacer le président sans avoir été élue par le peuple.

« Les Camerounais ne comprennent pas que le président de la République, demain, puisse désigner son remplaçant, qui pourrait être président pendant le reste de son mandat sans que ce soit une personnalité élue. Seuls les gens du RDPC peuvent dire des choses pareilles, mais je pense qu'eux-mêmes n’y croient pas », a déclaré Me Emmanuel. Il suggère qu'un référendum aurait été nécessaire pour évaluer le véritable soutien populaire à cette réforme.

La réforme constitutionnelle prévoit que le vice-président soit nommé et révoqué par le président. En cas de vacance du pouvoir, il achèverait le mandat présidentiel. Cette modification remplace l'ancien système où le président du Sénat assurait l'intérim et organisait une élection dans un délai de 20 à 120 jours.

Cette réforme a suscité des réactions mitigées. Les partisans du RDPC mettent en avant la continuité de l'État et la stabilité institutionnelle. L'opposition, à l'instar de Me Emmanuel, dénonce un « coup d'État démocratique ». Maurice Kamto, leader du MRC, a lancé une pétition contre cette révision constitutionnelle.

La création de ce poste intervient dans un contexte où la question de la succession présidentielle est un sujet de débat récurrent au Cameroun. Alors que le projet de loi doit encore être promulgué par le président Biya, les discussions se poursuivent sur les implications de cette réforme pour l'avenir politique du pays. Les prochaines semaines seront déterminantes pour observer l'évolution de la situation et les réactions des différents acteurs politiques et de la société civile.

Source : www.lebledparle.com