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Cameroun : Maurice Kamto appelle à une mobilisation collective pour défendre l'État de droit

Maurice Kamto appelle à une mobilisation collective au Cameroun pour défendre l'État de droit. Il insiste sur le rôle des institutions et la nécessité d'une action commune face aux violations de la lé

Cameroun : Maurice Kamto appelle à une mobilisation collective pour défendre l'État de droit
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Dans sa récente « Pensée » n°105-2026, Maurice Kamto, figure de l'opposition camerounaise, a mis en exergue l'importance cruciale des institutions dans la sauvegarde de l'État de droit. Il a souligné qu'aucun acteur politique ne peut à lui seul garantir le respect des lois et des principes démocratiques.

Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) insiste sur la nécessité d'une mobilisation collective impliquant les contre-pouvoirs et les différents corps de l'État. Selon lui, si un individu, un parti politique ou une association peuvent alerter et dénoncer les violations de la légalité, ils ne peuvent y mettre fin seuls.

Kamto insiste sur le rôle primordial des institutions de contre-pouvoir, les appelant à assumer pleinement leur mission de gardiennes de la légalité. Il exhorte chaque corps de l'État à honorer son serment en agissant comme un rempart pour la loi et la République. « Ils peuvent alerter, dénoncer, condamner, mais ne peuvent amener à mettre un terme aux violations de la Constitution, des lois et règlements que si les institutions de contre-pouvoir remplissent leur mission sacrée de gardien de la légalité et renoncent à concourir à ces violations », précise-t-il.

L'opposant voit dans la restauration de l'État de droit une condition sine qua non pour le développement et la modernisation du Cameroun. Il considère que la libération du pays de l'injustice et du non-respect des lois ne peut être que le fruit d'un effort collectif. « La libération du Cameroun de l’injustice et du piétinement de l’État de droit est une pré-condition du développement et de la modernisation du pays. Elle sera une œuvre collective ou ne se fera pas », conclut-il.

Cet appel de Maurice Kamto intervient dans un contexte politique camerounais marqué par des tensions et des interrogations quant au respect des principes démocratiques et de l'État de droit. En avril 2026, Kamto a dénoncé auprès de l'Union Africaine un « coup d'État constitutionnel » relatif à une révision constitutionnelle et a demandé des sanctions. Il avait déjà contesté la légitimité des institutions actuelles, accusant le pouvoir de manipuler le calendrier électoral.

Source : www.lebledparle.com