Le Cameroun s'apprête à commémorer, le 24 mars, une date importante dans le calendrier politique national, célébrant l'unité et la cohésion sous l'égide du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Cette date, bien plus qu'un simple anniversaire de parti, est perçue comme un symbole de la conscience nationale et de la volonté de l'État camerounais.
En 1985, lors du congrès de Bamenda, Paul Biya, alors président, initie la transformation de l'Union Nationale Camerounaise (UNC) en RDPC. Ce changement de nom, substituant « Union » par « Rassemblement », est interprété comme une volonté de fusionner les cœurs et les énergies du pays autour d'un idéal commun. Selon cette vision, le RDPC transcende les divisions ethniques et partisanes pour atteindre une plénitude républicaine, où la diversité devient une force.
Le RDPC, sous la direction de Paul Biya, est présenté comme un rempart contre la discorde et un instrument de progrès. L'anniversaire du parti est ainsi l'occasion de réaffirmer l'attachement au « Rassembleur Suprême » et de rejeter les divisions.
Si certains mettent en avant la stabilité et la continuité assurées par le leadership de Paul Biya, d'autres nuancent ce bilan en soulignant les défis socio-économiques persistants et les critiques concernant la gouvernance. L'approche de l'élection présidentielle de 2025, pour laquelle Paul Biya est pressenti comme candidat, met en lumière les enjeux de mobilisation et de consolidation des acquis du parti.
Au-delà des célébrations, le RDPC est appelé à démontrer sa capacité à répondre aux aspirations de la population camerounaise et à relever les défis de l'heure. L'objectif, selon Paul Biya, est « l'épanouissement total de chaque citoyen ».