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Cameroun : Le gouvernement publie les conclusions de l'autopsie d'Anicet Ekane

Le gouvernement camerounais a publié les conclusions de l'autopsie d'Anicet Ekane, décédé en détention, concluant à une mort naturelle due à des problèmes de santé préexistants. L'annonce survient dan

Cameroun : Le gouvernement publie les conclusions de l'autopsie d'Anicet Ekane
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Vingt-quatre heures après la restitution du corps d'Anicet Ekane à sa famille, le gouvernement camerounais a rendu public les conclusions de l'autopsie. EKANE Anicet Georges, âgé de 74 ans et président du Mouvement africain pour une nouvelle indépendance et une nouvelle démocratie (Manidem), est décédé le 1er décembre 2025 au Centre Médical Militaire de la Gendarmerie Nationale à Yaoundé.

Suite à ce décès, le ministère de la Défense a annoncé l'ouverture d'une enquête à l'Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale, ainsi que la prescription d'une autopsie médico-légale afin d'élucider les circonstances du décès.

Selon le communiqué du ministère de la Défense, le rapport d'autopsie a été remis au Commissaire du Gouvernement près le Tribunal Militaire de Yaoundé le lundi 23 février 2026. Ce rapport, élaboré par un collège composé d'un professeur et de deux docteurs en médecine, s'appuie sur les résultats d'examens complémentaires effectués au Centre Universitaire Romand de Médecine Légale en Suisse. Les conclusions font état d'une absence totale de lésion traumatique et de la présence de graves pathologies ayant affecté un patient avec de lourds antécédents médicaux. Le rapport conclut ainsi à une mort naturelle, selon le communiqué signé par le chef de la Division Communication du ministère de la Défense.

La mort d'Anicet Ekane en détention avait suscité de vives réactions et des accusations de négligence. Ses avocats avaient dénoncé des conditions de détention difficiles et le manque d'accès aux soins, soulignant qu'il souffrait de problèmes respiratoires nécessitant un concentrateur d'oxygène. Le parti d'Ekane, le Manidem, avait qualifié sa mort de « crime d'État ». La famille avait initialement refusé une autopsie gouvernementale, demandant une expertise indépendante.

Parallèlement, au Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a déposé un projet de loi durcissant les peines pour homosexualité, suscitant des débats sur les droits LGBTQ+ et l'influence des valeurs occidentales. Le projet de loi prévoit de doubler la peine d'emprisonnement maximale, la faisant passer de cinq à dix ans pour les actes homosexuels.