La Cour d'appel du Littoral a ordonné la restitution des biens de l'homme d'affaires Gabriel Kondo Ebelle, précédemment saisis par la Société de recouvrement des créances (SRC). Cette décision fait suite à une affaire opposant l'homme d'affaires à l'État du Cameroun.
L'audience du 26 février 2026 a vu la juge Adama Moussa Epse Domche annuler le commandement de payer daté du 12 avril 2024, qui avait initialement autorisé la saisie et la vente aux enchères des biens de Kondo Ebelle. La juge a motivé sa décision par le fait que le commandement de payer ne mentionnait pas les références de la sommation sans frais, une irrégularité de procédure.
Cette annulation contraint la SRC à restituer les biens saisis, agissant au nom de l'État camerounais et sous mandat de la Union Bank of Cameroon (UBC). L'État détient 54% du capital de l'UBC depuis le retrait d'Ecobank Cameroon en 2021. L'action de la SRC visait à recouvrer des fonds dus par Gabriel Kondo Ebelle, solidairement avec la société PACK INDUSTRY S.A.
En juin 2025, la SRC avait annoncé la vente aux enchères des biens de Kondo Ebelle, comprenant notamment des véhicules de luxe tels qu'une Toyota Land Cruiser (mise à prix à 61 547 000 FCFA), une Mercedes Maybach (119 000 000 FCFA) et une Rolls Royce. Cependant, le juge des référés du tribunal de première instance de Bonanjo avait ordonné la suspension de cette vente, en attendant la conclusion de la procédure engagée devant le juge du contentieux de l'exécution.
La décision de la Cour d'appel du Littoral du 26 février 2026 signifie que la SRC doit restituer ces biens à Gabriel Kondo Ebelle, sous peine d'une astreinte d'un million de FCFA par jour de retard. Cette affaire met en lumière les complexités des procédures de recouvrement de créances au Cameroun et les recours possibles pour les débiteurs.