Une campagne de riposte contre la fièvre jaune a débuté au Cameroun le mercredi 25 février 2026, avec l'objectif de vacciner plus de 330 000 personnes à travers le pays. Selon les sources sanitaires régionales, un tiers de ces vaccinations se concentreront dans la région de l'Extrême-Nord.
La campagne se déroulera en deux phases principales. La première, du 25 février au 1er mars 2026, ciblera le district de Gazawa, situé dans le département du Diamaré, à l'Extrême-Nord. La seconde phase se tiendra du 11 au 15 mars dans le district de Fotokol, en parallèle avec les districts sanitaires d’Abo (Littoral) et de Ngaoundal (Adamaoua).
Les autorités sanitaires visent une couverture vaccinale d'au moins 95 % de la population cible, qui comprend les personnes âgées de 9 mois à 60 ans, à l'exception des femmes enceintes. En plus de l'administration du vaccin contre la fièvre jaune, la campagne prévoit un rattrapage des vaccins de routine pour les enfants de 0 à 59 mois.
Yaya Alhadji Adam, coordonnateur régional du Programme élargi de vaccination pour l’Extrême-Nord, a expliqué que cette initiative fait suite à une recrudescence des cas confirmés de fièvre jaune au Cameroun. En 2025, 29 cas confirmés ont été recensés dans 22 districts sanitaires du pays. À Gazawa, qui compte environ 88 015 habitants, 11 cas suspects ont été signalés, dont deux confirmés. La couverture vaccinale y est faible, estimée à 20 % par les autorités sanitaires, avec un déficit immunitaire important en raison de la présence de populations vulnérables, notamment des déplacés internes et des nomades.
Le Cameroun, identifié comme l'un des 27 pays africains à haut risque face à la fièvre jaune, s'engage, avec le soutien de partenaires internationaux, à éliminer les épidémies de cette maladie d'ici 2026. Le pays a intégré le vaccin contre la fièvre jaune dans son programme national de vaccination en 2004 et a mené des campagnes de vaccination de masse. Malgré ces efforts, des cas de fièvre jaune ont été signalés depuis 2020 dans plusieurs districts, soulignant la nécessité de renforcer les stratégies de prévention et de réponse.