Après les récents remaniements à la tête de l'Assemblée nationale et du Sénat, l'attention au Cameroun se focalise désormais sur la formation d'un nouveau gouvernement. L'annonce de ce nouveau gouvernement, faite par le président Paul Biya lors de son discours à la nation le 31 décembre 2025, est attendue depuis plusieurs mois.
Des observateurs avaient initialement suggéré que des divisions au sommet de l'État constituaient un obstacle majeur à la formation du gouvernement, évoquant des camps antagonistes se neutralisant mutuellement. Cependant, l'accent s'est déplacé vers la mise en œuvre progressive des réformes annoncées par le chef de l'État. Ces réformes pourraient impliquer une restructuration de l'appareil gouvernemental avant la nomination de nouveaux ministres.
Les spéculations incluent des changements institutionnels plus vastes, tels que la création d'un poste de vice-président et un redécoupage administratif du territoire. De telles évolutions nécessiteraient une révision de la Constitution, ce qui impliquerait un rôle clé pour le Parlement. La session parlementaire en cours, axée sur l'examen des projets et propositions de lois, pourrait donc être déterminante pour l'avancement de ces réformes.
Le remaniement au sein du parlement a vu Théodore Datouo et Aboubakary Abdoulaye remplacer Cavayé Yéguié Djibril et Marcel Niat Njifenji respectivement. Ces changements ont mis fin à un ordre établi depuis longtemps, suscitant des interrogations sur l'équilibre régional et le leadership politique.
La question de la succession de Paul Biya, âgé de 93 ans, est également de plus en plus présente dans les esprits. Les nouveaux présidents des chambres parlementaires pourraient jouer un rôle important dans une éventuelle transition constitutionnelle. L'attention reste donc tournée vers les prochaines étapes politiques et institutionnelles au Cameroun.