Un événement tragique s'est produit ce matin dans la région de l'Adamaoua, au Cameroun. Aux environs de 4h30, trois enseignantes de l’École Bilingue de Gadjiwan ont été enlevées par des bandits de grand chemin. Elles étaient en route pour un séminaire de l’UNAPED à Kontcha lorsque l'incident s'est produit. Parmi les victimes figurent la directrice de l'établissement et deux de ses collègues.
Les ravisseurs ont rapidement fait connaître leurs exigences : une rançon de 45 millions de FCFA. Cette somme colossale, divisée en 15 millions par enseignante, soulève des questions quant à la capacité des familles à réunir une telle somme. La nouvelle a plongé les familles, les collègues et les élèves dans une profonde angoisse.
La directrice de l'école, dans un moment de désespoir, a réussi à contacter l’Inspecteur de Mayo-Baléo aux environs de 9h30. Utilisant un numéro Orange inconnu, vraisemblablement celui des ravisseurs, elle a décrit la situation en larmes et confirmé le montant de la rançon exigée. « Elle était en larmes », ont rapporté des témoins, soulignant l'état de choc et de peur dans lequel se trouvent les victimes.
Suite à cet appel déchirant, l’Inspecteur a immédiatement alerté le Délégué Départemental, qui a à son tour informé le Commandant de la Brigade de Gendarmerie. Des opérations de recherche ont été lancées dans la région dans l'espoir de localiser et de secourir les enseignantes. La communauté éducative et les familles des victimes sont plongées dans une profonde inquiétude, priant pour leur libération rapide et en toute sécurité.
Les trois enseignantes sont décrites comme des éducatrices dévouées, pleinement engagées dans leur mission. Leur enlèvement, survenu alors qu'elles se rendaient à un événement professionnel, met en lumière les risques auxquels sont confrontés les enseignants, même dans l'exercice de leurs fonctions.
Cet incident n'est malheureusement pas un cas isolé. Des enlèvements d'enseignants ont déjà eu lieu dans des régions anglophones du Cameroun. En 2018, des séparatistes armés avaient enlevé au moins 79 étudiants et trois membres du personnel d'une école presbytérienne. Ces actes de violence soulignent la nécessité d'une sécurité accrue pour les éducateurs et les élèves dans tout le pays.
La situation reste tendue, avec les autorités en alerte et les familles dans l'attente de nouvelles rassurantes. L'espoir demeure que les opérations de recherche en cours permettront de libérer les trois enseignantes et de les ramener saines et sauves à leurs familles et à leurs élèves.