L'organisation du Ballon d'Or camerounais 2025 continue de susciter des interrogations. Après le sacre de Serge Daura, attaquant de Gazelle FA de Garoua, un écrivain, Jean Ediegnie, a interpellé Samuel Eto'o, le président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), sur la manière dont la cérémonie a été orchestrée.
Dans une tribune, Ediegnie soulève des questions cruciales quant à la personnalisation de l'événement, qui, selon lui, devrait avant tout célébrer les joueurs. Il s'interroge notamment sur la place prépondérante accordée au président de la FECAFOOT lors de la cérémonie, remettant en question la pertinence de le voir remettre lui-même le trophée majeur, un geste souvent confié à une légende neutre ou une figure emblématique du football.
"Pourquoi avoir autant personnalisé une cérémonie qui devait appartenir aux joueurs ?", questionne l'écrivain, pointant du doigt la présence omniprésente de Samuel Eto'o sur scène, lors des remises de prix et même au cœur des séquences artistiques. Il critique également le fait que la cérémonie se soit achevée par une présentation ostentatoire du véhicule offert au lauréat, reléguant les joueurs au second plan.
Ediegnie s'interroge aussi sur le respect du protocole républicain, faisant allusion à des gestes de proximité envers la Première Dame qui auraient pu être perçus comme inappropriés. Il soulève également la question du black-out survenu pendant la cérémonie, soulignant le manque d'anticipation face à un problème récurrent au Cameroun, et le positionnement des joueurs, relégués au second plan tandis que les premiers rangs étaient occupés par des personnalités administratives et des influenceurs.
Enfin, l'écrivain remet en question les critères d'attribution de certains prix spéciaux, notamment celui décerné à David Pagou, s'interrogeant sur la clarté et la transparence du processus de sélection. Il déplore l'absence de recruteurs internationaux et de représentants de la CAF ou de la FIFA, dont la présence aurait pu renforcer la crédibilité de l'événement et offrir de réelles opportunités de carrière aux joueurs.
Ces interrogations surviennent dans un contexte où la FECAFOOT et son président, Samuel Eto'o, sont appelés à réformer le football camerounais et à renforcer la crédibilité du Ballon d'Or local. L'objectif, selon plusieurs observateurs, est de transformer cette récompense en un véritable levier de développement pour les joueurs du championnat national.
En attendant, le monde du journalisme camerounais est en deuil suite à la disparition du journaliste Arnaud Nguefack, décédé le 1er mars 2026 des suites d'un malaise. Reporter talentueux et figure emblématique de Canal 2 International, il avait notamment couvert le procès de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo.